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Liens pertinents
Centre famille Haute-ville
Comité des citoyens et des citoyennes du Quartier
Saint-Sauveur
AmiEs de la terre de Québec
REPAC 03-12
CKIA 88,3
CKRL 89,1
Réseau du Forum social régional
L'AgitéE
La Page noire
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Qu'est-ce que Droit de parole?
Le groupe communautaire
Communications Basse-ville édite le journal Droit de parole. Celui-ci
est un journal communautaire à but non lucratif qui a été fondé en 1974.
C'est un journal indépendant, qui n'est affilié à aucun parti politique,
groupe ou mouvement. Droit de parole veut aller au-delà de la couverture
que font les grands médias du centre-ville.
Buts et objectifs de
Droit de parole
Le journal communautaire Droit de parole a comme objectif de favoriser
la circulation de l'information qui concerne l'amélioration des
conditions de vie et de travail des classes populaires ainsi que les
luttes contre toutes formes de discrimination, d'oppression et
d'exploitation. Au fil de ses 28 ans d'existence, Droit de parole a su
créer un esprit de solidarité dans la population, l'amenant à se prendre
en main par des actions concrètes, à la renseigner et à la faire
réfléchir sur sa condition.
Les principaux thèmes abordés : les conditions de vie des gens du
centre-ville; l'actualité locale et municipale; les femmes; les jeunes;
les aînés; l'aide sociale; le chômage; le logement; la consommation; les
ressources communautaires; l'environnement et bien d'autres encore.
Historique du journal
Droit de parole
L’histoire de la création du journal Droit de parole est intimement liée
à l’histoire des groupes populaires de Québec des années 1970. Déjà, à
cette époque, la presse écrite boudait ou déformait les déclarations des
groupes populaires et syndicaux. En 1974, des militant(e)s et des
individus proches du mouvement populaire fondèrent Droit de parole. Ce
journal, dont le fonctionnement reposait sur la participation
d’individus membres, servait principalement à combler un manque de
couverture de l’actualité de quartier. À Québec, dans les années 70, la
rénovation urbaine frappait de plein fouet dans les quartiers populaires
du centre-ville et Droit de parole joua un rôle important dans les
luttes qui s’engagèrent pour la défense et la conservation de ces
quartiers.
Il en est de même de la défense des droits collectifs et du travail. Les
luttes des assistés sociaux, des chômeurs, les conflits de travail, la
condition des femmes, des jeunes et des personnes âgées sont autant de
sujets qu’a abordés Droit de parole. Rappelons-nous la grève des
employé(e)s de la boulangerie Vaillancourt, le conflit syndical de
A.I.D.O.P., la loi Collens, le dossier des interminables compressions
que subissent les prestations d’aide sociale.
En 1978, Droit de parole changeait de formule : d’un collectif de
militants et militantes de l’information, le journal passait à un
fonctionnement de regroupement d’organismes populaires. On enlevait les
intermédiaires (les journalistes militants) et chaque groupe produisait
et traitait sa nouvelle. Cette formule a permis à un grand nombre de
personnes de s’initier au monde de l’information et de «désacraliser» le
rôle de journaliste. Les organismes populaires avaient, et ont toujours,
besoin d’un outil de promotion de leurs revendications, un outil
d’information dont ils ont le contrôle.
Ce souci de l’information s’est traduit à l’époque par l’implication des
groupes membres à l’intérieur du journal. Ce sont eux qui planifiaient,
sélectionnaient, approuvaient les articles et qui administraient le
journal. L’implication des groupes dans le fonctionnement du journal fut
son assurance-vie. Pendant longtemps, Droit de parole n’a pu se payer de
permanent(e)s, faute de moyens financiers. Lorsqu’il y avait une
diminution marquée de la participation individuelle, le journal pouvait
toujours compter sur l’énergie des délégué(e)s des groupes membres.
Au milieu des années 90, Droit de parole est revenu à un fonctionnement
basé sur l’implication d’individus. Il devenait de plus en plus
difficile de recruter des groupes qui désiraient s’impliquer de façon
régulière et soutenue. Bien entendu, les pages du journal sont toujours
disponibles pour les groupes qui désirent traiter d’une problématique
touchant le centre-ville. Toutefois, les militants et militantes de
Droit de parole sont impliqués à titre individuel. Un comité de
rédaction décide de la couverture d’événements en lien avec les
politiques du journal. Les membres de ce comité soumettent leurs idées
de textes et chacun y va de ses commentaires. Le comité reçoit de plus
les textes de collaborateurs qui ne sont pas réguliers et décide de la
publication des articles. Individus ou membres de groupes, tous ont
maintenant la possibilité de s’exprimer dans Droit de parole.
Évidemment, un projet comme Droit de parole a demandé, et demande,
beaucoup d’énergie militante et financière pour sa réalisation. Ce ne
fut pas toujours facile mais nous avons survécu, grâce aux efforts des
militant(e)s : groupes ou individus.
L’année 1998 a marqué tout un changement dans la vie de Droit de parole.
L’obtention d’une subvention gouvernementale a permis l’embauche d’une
coordonnatrice tout d’abord à temps partiel, de septembre à novembre,
puis à temps plein, à partir de novembre 1998. Cette embauche a
notamment permis au journal d’être plus présent auprès de regroupements
dont il est membre (Fonds de solidarité des groupes populaires, RÉPAC
03-12, Association des médias écrits communautaires du Québec) et
d’assurer un meilleur suivi auprès de ses lecteurs, des groupes ainsi
que de ses annonceurs.
Plus de trente-cinq ans se sont écoulés et malgré les divers
changements, les objectifs de Droit de parole restent les mêmes.
Notamment, continuer d’informer la population sur les luttes, les
actions et les enjeux de l’heure. Se donner un outil d’information
accessible pour les gens de la classe populaire et parler de leurs
réalités. Permettre aux résidants de pouvoir s’exprimer et contrôler
leur média d’information. Défendre les intérêts de la classe ouvrière et
lutter contre toutes les formes de discrimination, d’oppression et
d’exploitation en prônant une vision progressiste des événements et de
la société.
Les principaux thèmes abordés : les conditions de vie des gens de
quartier; les femmes; les jeunes; les aînés; l’aide sociale; le chômage;
le logement; l’environnement et bien d’autres encore. |
Journal Droit de
parole
266,
Saint-Vallier Ouest
Québec (Qc) G1K 1K2
(418) 648-8043
cbv@oricom.ca
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